Bureau d'études

développement durable appliqué au bâtiment et à l'urbain

Accueil > Engagements

Engagements

Une éthique exigeante …

TRIBU, pionnier dans le domaine du développement durable appliqué aux bâtiments et aux territoires (nous travaillons sur ces questions depuis 1990) a été, avec d’autres, à l’origine de ce qui est devenu les 14 cibles et la démarche HQE®. Nous nous en sommes éloignés à partir du moment où cette démarche a cessé d’être, un moteur de l’innovation et de la remise à plat des modes de concevoir, de construire et de vivre bâtiments et territoires ; et est devenue un enjeu commercial entre les différents lobbies du « green washing ». A l’image du Grenelle, initialement une formidable machine à espérer et à bâtir un avenir vertueux, et qui se transforme, avec le Grenelle 2, en un marché de dupes dont seul le business vert sort victorieux.

Depuis notre création, nous avons toujours été animés par une même éthique qui place au cœur de nos décisions le bien-être, aujourd’hui et demain, des hommes et des femmes qui habitent notre planète. Ce progrès humain ne peut se réaliser, nous le savons aujourd’hui, qu’en cohérence avec le possible et l’avenir de la planète et de ses habitants. C’est ce que d’aucuns appellent le développement durable. Cette même éthique appliquée au fonctionnement de notre entreprise, nous a amenés à choisir le statut coopératif (SCOP). Appliquée à notre intervention professionnelle, elle nous conduit à une exigence forte, dans les domaines du durable, afin d’apporter des réponses à la hauteur de l’urgence des enjeux actuels.

…se référant aux enjeux de la planète,

En effet, aujourd’hui, cette éthique ne peut que se référer aux enjeux fondamentaux de la planète et aux responsabilités qu’ils nous confèrent, à nous concepteurs : créer des bâtiments et des établissements urbains dans lesquels les hommes et femmes d’aujourd’hui, et de demain, puissent cohabiter agréablement et vivre décemment, confortablement et sainement, tout en laissant une planète suffisamment riche et vivable pour les générations futures.

Nos préoccupations privilégieront donc les enjeux fondamentaux que sont :

  • la lutte contre le dérèglement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • la maîtrise des ressources épuisables (énergie, eau, matières premières, sol …)
  • la reconquête de la biodiversité
  • la préservation de la qualité des milieux naturels (écosystèmes vivants, sols, nappes, qualité de l’air …)

et au bien-être de ses habitants.

Sans oublier que nous urbanisons et construisons pour des hommes et des femmes et que le souci de la planète doit être cohérent avec les usages, les cultures et une vie sociale responsable et épanouissante.

l’énergie, un enjeu déterminant …

Cependant, même si l’énergie n’est pas la seule préoccupation d’une démarche de développement durable, elle en constitue, aujourd’hui, un enjeu déterminant. Nous sortons, en effet, d’une ère d’énergie abondante et bon marché pour rentrer dans une ère nouvelle pour laquelle nous devons sérieusement prendre en compte :

  • l’impact des consommations énergétiques sur la planète (dérèglement climatique)
  • la rareté et la cherté grandissante de l’énergie
  • les risques de pannes et d’aléas de fourniture d’énergie

Nous sommes loin de l’approche normative, développée sous le nom de démarche HQE®, qui a l’inconvénient de noyer les préoccupations de développement durable avec tout un fatras de préoccupations, certes légitimes, mais qui relèvent plus de la qualité technique.

… confronté à l’usage à travers la démarche bioclimatique,

Mais nous avons aussi le souci, sur les bâtiments, de ne pas faire que des « boites » à faible consommation, et de soigner aussi la qualité des ambiances (éclairage, ventilation et rafraîchissement naturels …), la sobriété des matériaux en énergie grise et en ressources épuisables, la maîtrise des risques sur la santé… Sur les projets urbains, nous savons que le bioclimatique doit se conjuguer avec l’urbanité et que la maîtrise des modes de déplacements, de la qualité des milieux est tout aussi importante, sinon plus, que la consommation des bâtiments.

Pour parvenir à une synthèse intelligente entre ces différentes préoccupations, nous pensons qu’il faut accorder une attention toute particulière à l’enveloppe du bâtiment. Parce qu’elle est l’ouvrage le plus durable du bâtiment (plus de 50 ans contre une vingtaine d’années pour les installations techniques). Parce qu’elle constitue l’interface active entre le bâtiment et son environnement extérieur : dans une approche bioclimatique, il va en tirer l’essentiel de ses ressources et il va devoir se protéger contre les nuisances de cet environnement. Parce que l’enveloppe est le lieu privilégié de rencontre entre le développement durable et l’architecture.

vers un profond bouleversement des standards de conception et d’usage.

Nous sommes également convaincus que l’architecture et la technique ne sont pas les seules réponses aux enjeux de la planète. En tant que professionnels, nous avons pris des habitudes qui sont aujourd’hui préjudiciables à la nécessaire innovation : l’absence de travail d’équipe, le copier coller et la reconduite des mêmes solutions depuis des années, la soumission à des normes et standards adaptés à l’ère révolue de l’énergie abondante et bon marché, la frilosité et la perte de la culture du risque … Il s’agit maintenant de se débarrasser de ces mauvaises habitudes.

Concevoir durable c’est concevoir autrement, mais c’est aussi vivre autrement les bâtiments et les morceaux de ville que nous concevons. La formidable accélération des cultures et des usages, qui s’est récemment constatée sur le rapide succès des formules de partage de vélo (Vélov, Vélib …), ne fait que commencer. Le grand désordre énergétique nous y conduira inéluctablement. Notre responsabilité de professionnels est de trouver dans tous les domaines de notre compétence, comme dans l’exemple du vélo, des solutions pratiques, économiques et efficaces.